lundi 23 mai 2011

Indignados

Le printemps arabe fait des petits. Toi, l'internaute, tu n'es pas censé ignorer que les révolutions du monde arabe ont commencé sur la toile. Ce fut d'ailleurs le premier balbutiement de ce blog, souviens-toi. Une révolution numérique en appelle une autre. Tel un domino qui est venu frayer son chemin, la révolte a traversé la méditerranée et a fait son entrée en Espagne. Los indignados sortent au grand jour et envahissent les grand-places des villes pour crier leur mécontentement. Ce terme n'a pas été choisi au hasard, il vient du titre d'un ouvrage de Stéphane Hessel "Indignez-vous".


"Eso es una demostracion, NO un botellon"

Mais que signifie précisément "être indigné"?
Consultons le Larousse: 1. qui éprouve, ressent de l'indignation 2. qui manifeste de l'indignation, qui marque la colère, la révolte.  Allons voir plus haut une autre définition.
Indignation: sentiment de colère que provoque un outrage, une action injuste.
Les mots parlent d'eux-mêmes. Les jeunes Espagnols ont su trouver le bon mot pour exprimer la colère, l'injustice qu'ils ressentent actuellement.


La première revendication: diminuer le taux de chômage
Le chômage est l'un des grand maux espagnols, il touche plus particulièrement les jeunes. 20% de taux de chômage national, 43% des jeunes sont touchés ne trouvent pas d'emploi.


Le mouvement du 15 mai (15-M)
Ce mouvement se voulait apolitique, le but des contestataires étant de tirer la sonnette d'alarme sur la situation de crise économique du pays.

Les élections du dimanche 22 mai
Avec 27,81% des voix pour le partie socialiste (PSOE) connait une défaite cuisante face au partie conservateur (PP) qui a obtenu 37, 58% des voix. Mais est ce vraiment la révolte sociale des indignés qui a mené la droite à reprendre les rennes du pays?

Un réel ping pong a lieu dans la péninsule ibérique en matière d'élections législatives. Les prochaines élections législatives de 2012 confirmeront peut être cette tendance. Le socialiste Zapatero sur le départ, ces successeurs ont moins d'un an pour changer la donne et rompre le sort.

Date des élections1ParticipationVainqueurScoreSiègesPrésident du Gouvernement
15 juin 197778,83%UCD34,44%166Adolfo Suárez
1er mars 197968,04%34,84%168
28 octobre 198279,97%PSOE48,11%202Felipe González
22 juin 198670,49%44,06%184
29 octobre 198969,74%39,60%175
6 juin 199376,44%38,78%159
3 mars 199677,38%PP38,79%156José Maria Aznar
12 mars 200068,71%44,52%183
14 mars 200475,66%PSOE42,59%164José Luis Rodriguez Zapatero
9 mars 200873,85%43,84%169
2012: suspense








jeudi 19 mai 2011

Plan Marshall

Georges C. Marshall
Aujourd'hui, nous allons nous plonger dans nos manuels d'histoire pour expliquer les mots du jour: Plan Marshall.    
Ce plan a été proposé le 5 juin 1947 par le secrétaire d'Etat Georges C. Marshall. Ce plan généreux et intéressé, a permis de sauver l'Europe d'une crise économique mondiale hors du commun, après la seconde guerre mondiale. A l'époque, le président Truman consacre 13 milliards de dollars à la reconstruction européenne pendant 5 ans (1947-51).  Grâce à ce plan, il se protégea de la menace communiste, fournit des dollars à l'Europe à condition qu'elle répartisse elle-même ses besoins et qu'elle s'assure la répartition des crédits américains. Aujourd'hui on recommence avec d'autres pays et une autre menace.
Harry Truman































A présent, c'est au tour du président Obama de le remettre au gout du jour avec un large plan "post révolution arabe", officiellement appelé plan de soutien aux réformes démocratiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En effet, ce jeudi, Barack a voulu montrer son soutien au monde arabe, en particulier à l'Egypte et à la Tunisie, fraîchement libérées de leurs tyrans en promettant de les aider financièrement dans leur reconstruction et dans leur transition vers la démocratie avec l'aide la Banque européenne pour la reconstruction et la développement (Berd). Il est à noter également que le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale et Banque Africaine de développement (BAD) oeuvreront aussi dans ce sens.

Barack Obama, ne s'est pas contenté d'annoncer des promesses de dons, il s'est également exprimé sur la mort de Ben Laden et l'affaiblissement d'Al-Quaida. On a vu un président qui met en garde et  qui recommande quand il évoque la situtation en Syrie et au Yémen. Il n'a d'ailleurs pas laissé en reste, le vieil ami de l'Amérique, le Bahreïn.


Mais ce n'est pas tout, le démocrate ne faisant pas les choses à moitié, a fait une autre proposition: la création d'un Etat Palestinien basées sur les frontières de 1967. Ce qui d'ailleurs ne réjouit pas son homologue israélien.
A l'heure actuelle, les mots "transition", "réforme", "démocratie" sonnent le temps du changement mais dans quelles mesures, dans quel laps de temps et surtout à quelles conditions?
Le moins qu'on puisse dire est que le prix Nobel de la Paix a du pain sur la planche. Reste à savoir si il y aura assez de pain pour tout le monde...
Pour le moment, on écoute après on verra si...





mercredi 18 mai 2011

pisser dans un violon





Pisser dans un violon en voilà une expression populaire! Du moins, c'est ce qu'on pourrait croire.
Saviez-vous que "pisser" n'avait rien de vulgaire et ce que jusqu'au XIXe siècle. Enfin, revenez vous à nos moutons!
Pour ceux qui l'ignorent encore ou qui ont encore un doute sur la signification de l'expression du jour, ouvrez grand les oreilles.
Pisser dans un violon signifie ne servir à rien, faire quelque chose de complètement inutile,d' inefficace.
"C'est comme si on pissait dans un violon" ou "autant pisser dans un violon" sont les formes les plus connues.
Cette expression date de la fin du XIXe siècle, rien ne l'explique vraiment. Cependant il se pourrait que la locution d'origine serait "souffler dans un violon" car si souffler dans une flûte ou une trompette peut créer une mélodie, avec un violon, le résultat reste peu probant.
Voici un exemple de proposition peu probante et inutile.

lundi 16 mai 2011

DSK






DSK, initiales de Dominique Strauss-Kahn, grand patron du fonds monétaire internationale, candidat présumé/potentiel/soutenu mais pas toujours à la présidentielle française de 2012. Ces trois lettres sont, depuis la nuit de samedi à dimanche, reprises à tour de bras dans toute la presse. Le socialiste se retrouve dans un sacré pétrin. Après la révélation de ses batifolages, il y a près de deux ans, l'étiquette de volage ne lui a pas été épargnée. De plus, les comparaisons avec un autre Don Juan (plus controversé) n'ont pas manqué à l'appel des critiques et autres informateurs. Mais il est bon de rappeler que Dom et Silvio ne sont pas les seuls (passez-moi l'expression) à s'être mis dans de beaux draps.

Mais aujourd'hui, c'est une autre affaire qui mène l'ancien professeur de l'ENA (École nationale d'administration) à la Une des journaux: DSK est accusé d'harcèlement sexuel.
L'homme n'est pas à sa première accusation, ni à sa première histoire à scandale.

Stéphane Guillon s'en souvient bien et sa satyre sur le big boss du FMI a d'ailleurs fait énormément de vues sur le net.


L'heure est grave: DSK ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique, se trouve dans un pays où le système judiciaire est accusatoire (autrement dit c'est à son avocat de prouver son innocence). Il inculpé de sept chefs d'accusations différents et il risque jusqu'à 74ans de prison . Aujourd'hui, sa caution (d'un million de dollars tout de même) a été refusée. Et si ce n'était que ça, de vieilles histoires le rattrapent, on ne peut pas dire que cela arrange les affaires du "fmiste"

Le PS reste solidaire mais discret sur le sujet, loin du lynchage médiatique: on parle de triste nouvelle, de présomption d'innocence et pour les plus proches de complot. Certains détails sèment le doute dans cette histoire et on ne peut pas dire que DSK sous les barreaux est une idée qui ne ferait que des malheureux.
Des instincts primaires peuvent très bien empêcher un homme de poids d'aller aux primaires. Innocent ou coupable, c'est à la justice américaine d'en décider, seul les preuves et l'avenir nous le diront.

samedi 14 mai 2011

faire un pas de clerc

En voilà une expression peu connue! Pourtant on pourrait l'utiliser à tord et travers dans nos journaux quand on y regarde de plus près sa définition... Faire un pas de clerc signifie faire une erreur par inexpérience ou ignorance, commettre une maladresse, prendre une initiative imprudente.

 Les clercs ne désignent pas uniquement les gens du clergé qui d'ailleurs font souvent la Une des journaux depuis près d'un an déjà pour avoir commis des erreurs, des maladresses.












 Ils désignent également les clercs issus des métiers du droit. Ces clercs-là, sont ceux qui se préparent à exercer un métier, par exemple, un clerc d'huissier est en fait un novice dans la profession.













Partant de leur inexpérience, ce sont eux qui sont susceptibles de commettre le plus d'erreurs. Faire un pas de clerc veut dire faire un (faux) pas de novice.

Il parait qu'on apprend toujours de ses fautes et on essaye de toujours de trouver une solution.

vendredi 6 mai 2011

Ben Laden

Ben Laden est mort. 10 ans après les attentats du 11 septembre, 40 minutes ont suffit pour l'éliminer.  Ce décès laisse place à différentes thèses et à l'ouverture d'un débat et déballage médiatiques retentissants.  De Times Square en passant par Paris ou Islamabad, le nom Ben Laden est passé dans toutes les oreilles. Alors que le monde arabe a connu une vague de révolutions déterminante à l'acquisition de leur liberté. Cette nouvelle, elle aussi, suscite un certain soulagement. L'Occident, sort vainqueur d'une traque qui aura duré une décennie. Mais est-ce vraiment la fin? Je ne parle pas ici de la fin de Ben Laden mais de celle du terrorisme.
Définir Ousama Ben Laden n'est pas simple, faisons avec les moyens du bord. Une brève biographie fera l'affaire. Ousama Ben Laden est le fondateur du groupe terroriste Al-Quaida. Il est né en 1954 en Arabie saoudite et est issu d'une famille richissime d'origine yéminite. Ben Laden avant d'être l'ennemi numéro 1 des Etats Unis fut agent secret au service  de la CIA et des services secrets pakistanais.Pendant la guerre froide, sa mission était de lutter contre l'invasion soviétique en Afghanistan.

Dire que les choses ont changé serait un euphémisme. C'est en 2001 que tout bascule et que le mot terrorisme fait son entrée dans l'esprit de la population mondiale.  Ce mot sur lequel les journalistes se sont penchés durant tant d'années a de nouveau fait surface il y a quelques jours.

lundi 25 avril 2011

BLOCUS

Bonjour  l'internaute
Quelle période magnifique que celle du printemps! Les oiseaux chantent, les terrasses des cafés grouillent de monde, le soleil nous offre sa vitamine D. Tout pour être heureux et de bonne humeur mais (car il y a toujours un mais) la fin du mois d'avril et le mois de mai signifient autre chose pour les étudiants. Ce ne plus le temps des rires et des chants mais du blocus. Alors quand dit notre ami Le Robert. Blocus: n.m (1376 "maison de poutre"; du néerlandais blokhuis, même mot que blokhaus). Par extension (XVIIe): investissement d'une ville ou d'un port (V. Siège), d'un littoral, d'un pays entier, pour isoler,  couper ses communications avec l'extérieur.
Ce n'est évidemment pas de ce blocus là dont je vais vous parler mais du belgicisme homonyme. Sa définition a quelque similitudes avec celle du dictionnaire. Le blocus pour les étudiants belges, c'est la période où l'on se coupe de toutes communications extérieures (enfin presque), où l'on investit sa chambre ou la bibliothèque, le temps d'un mois pour préparer ses examens.

 Il y a plusieurs profils d'étudiants et plusieurs types de blocus.
  L'overbooké: celui qui n'a pas le temps. Travaux pratiques, travaux à rendre, livres à lire et examens à étudier, petit boulot,  éventuel animal ou être humain de compagnie à gérer le mettent dans une situation de stress intense l'oblige à faire un blocus "au jour le jour": en gros,  tant que je ne m'endors pas, j'étudie.

L'organisé ou l'as du planning: heures d'études, sport; cours,  repas et même les heures de sommeil sont planifiés. L'agenda devient sacrosaint et tout débordement menant à l'hystérie doit être évité. Un blocus "petit soldat" où l'organisé dort, mange et étudie de manière équilibrée.

Le procrastinateur ou l'amoureux de la pression: beaucoup d'étudiants se retrouvent dans cette catégorie. Entre gout du risque, inconscience ou défi, les raisons de remettre au lendemain un travail qui doit être fait aujourd'hui (voire hier) sont nombreuses. La vie estudiantine et ses activités extra-scolaires, les voyages, le temps libre, la famille, les amis ne font pas toujours bon ménage avec le concept de révision. Mais quand vient la semaine d'ouverture aux examens, appelés aussi par certains guerriers de l'étude: les hostilités, les morals connaissent une baisse de régime, les frigos sont dévalisés, le stress monte comme la marée provoquant parfois des nausées: le blocus "survivor" est déclaré. Plus rien d'autre ne compte à part les heures restantes avant l'examen.


Il n'y a pas de recettes miracles. Plusieurs endroits sont disponibles: bibliothèque, kot, chambre chez les parents, parc etc... Chacun a sa manière de travailler. Les uns, se lèvent de bonne heure, les autres préfèrent potasser de nuit. Vitamines, grignotage, caféine, taurine sont les différents petites choses qui aident à affronter plusieurs chapitres de savoirs. Sans oublier le plus important, la concentration et la foi: il faut y croire et se donner les moyens d'y arriver.